---
# Brûler 50 kg de déchets verts émet autant de particules fines que 13 000 km en voiture diesel
**URL:** https://lepointdujour.fr/maison-jardin/7979-dechets-verts-brulage-particules/
Date: 2026-10-01
Author: Christophe Cohen
Post Type: post
Summary: L'ADEME chiffre à 830 000 tonnes les végétaux brûlés par les particuliers en 2021, alors que la pratique est interdite et sanctionnée.
Categories: Maison et jardin
Featured Image: https://lepointdujour.fr/wp-content/uploads/2026/09/10-dechets-verts-brulage-particules-scaled.jpg
---
Le feu de jardin passe pour un geste anodin de fin d'automne, mais sa combustion incomplète produit un bilan sans rapport avec celui d'un moteur ou d'un poêle moderne.
Pour aller plus loin, lire notre article dédié aux [feuilles mortes transformées en paillis dès l'automne](https://lepointdujour.fr/maison-jardin/5972-feuilles-mortes-le-paillis-naturel-et-gratuit-qui-rend-la-terre-fertile-des-lautomne/).
## Le brûlage des déchets verts reste interdit aux particuliers
La règle est ancienne et pourtant mal connue. Une circulaire du 18 novembre 2011, rappelée depuis par une note des ministères chargés de l'écologie et de l'agriculture en 2014, interdit le brûlage à l'air libre des végétaux issus des jardins. La [page de la direction départementale des territoires de l'Isère consacrée à cette réglementation](https://www.isere.gouv.fr/Actions-de-l-Etat/Environnement/Dechets/Reglementations-en-matiere-d-ecobuage-et-du-brulage-a-l-air-libre-des-dechets-vegetaux) résume les sanctions : pour un particulier ou une collectivité, il s'agit d'une contravention de troisième classe, soit **450 euros au plus**. Un agriculteur relève d'une contravention de quatrième classe au titre de l'article R541-78 du code de l'environnement, un forestier d'une contravention de quatrième classe au titre de l'article R163-2 du code forestier.
Les préfets complètent ce socle par des arrêtés locaux, comme celui du 18 novembre 2013 en Isère qui pose l'interdiction générale pour les activités non agricoles. Des dérogations existent, mais elles sont étroites et jamais accordées pendant un épisode de pollution : lutte contre des organismes nuisibles réglementés, élimination de plantes invasives, application de l'obligation légale de débroussaillement. Autrement dit, le feu reste un outil sanitaire, pas un mode d'élimination ordinaire.
## Pourquoi un tas de végétaux pollue autant
La différence avec un poêle tient à la façon dont la matière brûle. En plein air, un tas humide et tassé brûle lentement, à basse température et sans apport d'air maîtrisé : la combustion reste incomplète, et ce qui ne brûle pas part en suie et en gaz. L'Agence de la transition écologique recense pour ce type de feux quatre familles de polluants majeurs, les particules fines de diamètre inférieur à 2,5 micromètres, les hydrocarbures aromatiques polycycliques, le carbone suie et le monoxyde de carbone.
Paillage réalisé avec des déchets de taille broyés dans un jardin public de Normandie, en 2009. Crédit : Jmalo, via Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 4.0Le rapport de grandeur surprend. Selon le guide de l'agence intitulé Alternatives au brûlage des déchets verts, publié en juin 2018, brûler **50 kilos de végétaux** émet autant de particules fines qu'une voiture diesel récente parcourant 13 000 kilomètres. La direction départementale des territoires de l'Isère avance de son côté deux équivalences concordantes pour la même quantité : environ 14 000 kilomètres avec une essence récente, ou trois semaines de chauffage d'une maison avec un appareil au bois performant. Cinquante kilos, c'est l'ordre de grandeur d'une matinée de taille dans un jardin de taille moyenne.
## Près d'un million de tonnes, et plus d'un jardinier sur sept
Le phénomène n'a rien de marginal. Le guide de 2018 évoquait déjà près d'un million de tonnes de branches, de résidus de tonte et de feuilles partant en fumée chaque année. Un [point de l'agence sur le brûlage à l'air libre et la combustion de biomasse](https://recherche.ademe.fr/thematiques/air/air-et-dechets-industries/brulage-lair-libre-des-dechets-verts-combustion-de-biomasse) chiffre à **830 000 tonnes** le volume brûlé par les seuls particuliers en 2021, et estime que plus de 15 % des personnes disposant d'un jardin s'y livrent encore.
Ce tonnage se concentre sur deux moments de l'année, la taille de printemps et la chute des feuilles. C'est précisément la période où l'air se charge déjà : les inversions de température d'automne et d'hiver plaquent les fumées au sol, là où elles sont respirées. Question suivante : que faire d'un tas de feuilles quand on n'a ni broyeur ni place ? Notre article sur [les techniques qui accélèrent un compost](https://lepointdujour.fr/maison-jardin/1040-accelerer-son-compost-ces-techniques-eprouvees-qui-garantissent-un-succes-rapide-09032025/) détaille les mélanges qui fonctionnent. Les repères chiffrés tiennent en quelques lignes :
RepèreValeurSourceVégétaux brûlés par les particuliers en 2021830 000 tonnesAgence de la transition écologiqueJardiniers concernésplus de 15 % des personnes ayant un jardinAgence de la transition écologiqueParticules fines de 50 kg de végétaux brûlésautant que 13 000 km en diesel récentguide de juin 2018Même quantité, comparée à l'essenceenviron 14 000 kmdirection départementale des territoires de l'IsèreMême quantité, comparée au chauffage au boistrois semaines avec un appareil performantdirection départementale des territoires de l'IsèreSanction pour un particuliercontravention de 3e classe, 450 euros au plusdirection départementale des territoires de l'Isère
## Broyer, pailler, composter, ou porter en déchèterie
Les solutions de rechange sont documentées. L'agence a publié en novembre 2020 un jeu de cinq fiches de [conseils sur le broyage et le paillage des déchets verts](https://librairie.ademe.fr/economie-circulaire-et-dechets/4021-conseils-sur-le-broyage-paillage-des-dechets-verts.html), consacrées au broyat des végétaux, à sa production, à l'art de pailler avec, au cas particulier des résineux et aux ressources documentaires. Le broyat est simplement le produit du passage des branches de taille dans un broyeur, sous forme de copeaux. Il sert ensuite de paillis au pied des massifs, ou de matière sèche pour équilibrer un composteur trop humide.
Pour les petits volumes, le geste le plus simple reste la tondeuse passée sur un lit de feuilles étalé au sol, qui hache la matière avant de la remettre en place. Les tailles plus grosses demandent un broyeur, souvent prêté par une commune ou une communauté de communes. Ce qui ne peut pas être gardé sur place part en déchèterie, où il rejoint une plateforme de compostage. Le [terreau de feuilles mortes obtenu en dix-huit mois](https://lepointdujour.fr/maison-jardin/7639-terreau-feuilles-mortes-tourbe/) et [l'empilement de cartons, de feuilles et de tontes appelé culture en lasagnes](https://lepointdujour.fr/maison-jardin/7849-culture-lasagnes-potager-automne/) font partie des usages qui absorbent ces volumes sans camion ni allumette.
## Interdit ne veut pas dire disparu
Les chiffres de l'agence disent bien la limite de l'interdiction : plus de dix ans après la circulaire de 2011, la pratique concerne toujours des centaines de milliers de tonnes par an. Une partie tient à l'absence d'alternative commode en zone rurale, où la déchèterie est loin et où le tas de branches s'accumule vite. Une autre tient à l'habitude, et à l'idée tenace que la fumée d'un feu de végétaux serait moins nocive que celle d'un moteur.
Deux précisions s'imposent enfin. Les équivalences kilométriques sont des ordres de grandeur, établis à partir de facteurs d'émission moyens, et elles varient avec l'humidité du tas, sa composition et les conditions de tirage : un feu de feuilles humides fume beaucoup plus qu'un feu de bois sec. Par ailleurs, le régime des dérogations dépend du département, et un arrêté préfectoral peut ouvrir ou fermer des fenêtres selon la saison et la qualité de l'air du moment. Le [guide Alternatives au brûlage des déchets verts](https://librairie.ademe.fr/air/1677-alternatives-au-brulage-des-dechets-verts-9791029710100.html) donne le détail des solutions retenues. Pour suivre les prochains repères de saison au jardin, ajouter Le Point du Jour à ses sources préférées sur Google reste le geste le plus utile.
---
## Categories
- Maison et jardin
---
## Navigation
- [Sciences et espace](https://lepointdujour.fr/sciences/)
- [Industrie](https://lepointdujour.fr/industrie/)
- [Énergie et environnement](https://lepointdujour.fr/energie-environnement/)
- [Maison et jardin](https://lepointdujour.fr/maison-jardin/)
---
## Footer Links
- [Accueil](https://lepointdujour.fr/)
- [Maison et jardin](https://lepointdujour.fr/maison-jardin/)
- [Facebook](https://www.facebook.com/profile.php?id=61566138330419)
- [Instagram](https://www.instagram.com/lepointdujour.fr/)
- [Threads](https://www.threads.com/@lepointdujour.fr)
- [Nous contacter](https://lepointdujour.fr/contact/)
- [Plan du site](/sitemap/)
- [Politique de rédaction](/redaction/)
- [Politique de confidentialité](https://lepointdujour.fr/politique-de-confidentialite/)
- [Mentions légales](/mentions-legales/)
- [Gestion des cookies](https://lepointdujour.fr/gestion-des-cookies/)
- [Tout voir](/topics/)
- [Sciences et espace](https://lepointdujour.fr/sciences/)
- [Industrie et innovation](https://lepointdujour.fr/industrie/)
- [Énergie et environnement](https://lepointdujour.fr/energie-environnement/)
- [Nostalgie](https://lepointdujour.fr/nostalgie/)
- [En savoir plus sur ces finalités](https://cookiedatabase.org/tcf/purposes/)