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La bouteille rouge fait partie du décor de millions de cuisines françaises. Pourtant, ce que contiennent vraiment ces sauces tomate que l’on verse sans y penser mérite un vrai regard. En 2026, le magazine 60 Millions de consommateurs a passé au crible 15 références de ketchups vendus en supermarché, et les résultats sont pour le moins instructifs.
Ce que révèle l’enquête sur la composition des sauces tomate
Le constat est direct : la plupart de ces sauces sont loin d’être anodines pour la santé. Le magazine décrit les produits testés comme « ultra sucrés », avec une teneur en sucre qui peut varier du simple au triple selon les marques. Une analyse relayée par NuitFrance précise qu’un produit industriel moyen contient environ 20 % de sucre, soit environ 4 g par cuillère à soupe, l’équivalent d’un carré de sucre à chaque dose versée sur les frites.
Le sel pose aussi problème. Selon 60 Millions de consommateurs, une simple portion suffit à couvrir 5 à 10 % des apports journaliers recommandés en sel, fixés à 5 grammes, et parfois davantage. Pour les enfants, gros consommateurs de frites et de burgers, ces apports s’accumulent vite au quotidien.
De plus, certaines recettes ajoutent des édulcorants et des additifs qui alourdissent encore le bilan. Ainsi, le tableau nutritionnel de ces sauces est souvent bien moins simple qu’il n’y paraît à première vue.
« Une simple portion de ketchup suffit à couvrir 5 à 10 % des apports journaliers recommandés, soit 5 grammes de sel. » – 60 Millions de consommateurs
Le cas Rustica : quand « réduit en sucres » ne rime pas avec sain
Parmi les moins bons élèves, le Tomato ketchup réduit en sucres Rustica obtient la note de 11/20. NuitFrance pointe son fort taux de sel et la présence d’édulcorants dans sa recette.
À découvrirLégumes de printemps : ces 5 façons de les cuisiner qui préservent vraiment leurs saveurs fragilesCe résultat rappelle une réalité souvent ignorée : un produit affiché comme « allégé en sucres » compense parfois avec d’autres ingrédients peu recommandables. En revanche, vérifier la liste complète des ingrédients reste le meilleur réflexe avant d’acheter.
Un seul ketchup obtient une bonne note : voici lequel
Au milieu de ce bilan sévère, un produit tire pourtant son épingle du jeu. L’incroyable ketchup Quintesens, vendu chez Naturalia, décroche la meilleure note du comparatif avec 16,5/20 et un Nutri-Score C, quand beaucoup de concurrents affichent un D. Le magazine le qualifie de « très bon » : sa recette certifiée bio présente une teneur en sucre jugée « très bonne » pour cette catégorie, une dose de sel « acceptable » et peu d’additifs.
Son prix reste inférieur à 4 euros le flacon chez Naturalia, ce qui le rend accessible. Certes, c’est plus qu’une marque de distributeur, mais comparable à certaines grandes marques nationales.
Pourtant, deux autres références méritent l’attention. D’après Parents, Heinz Tomato Ketchup Bio et Tomato Ketchup Carrefour obtiennent chacun 16/20. Ce dernier est désigné meilleur rapport qualité-prix, autour de 1,29 euro, une option très accessible pour celles et ceux qui n’ont pas de magasin bio à proximité.
- Quintesens (Naturalia) : 16,5/20, Nutri-Score C, certifié bio, moins de 4 euros
- Heinz Tomato Ketchup Bio : 16/20, bonne alternative bio en grande surface
- Tomato Ketchup Carrefour : 16/20, meilleur rapport qualité-prix, environ 1,29 euro
- Tomato ketchup réduit en sucres Rustica : 11/20, fort taux de sel et édulcorants présents
- Ni Heinz classique ni Amora ne figurent parmi les meilleures notes du comparatif
Pourquoi ces écarts aussi importants entre les marques ?
La recette d’une sauce tomate paraît simple en apparence : tomates, vinaigre, sucre, sel, épices. Pourtant, les industriels jouent beaucoup sur les dosages, et les différences de formulation expliquent ces écarts du simple au triple sur la teneur en sucre.
De plus, certaines marques cherchent à réduire le sucre visible tout en ajoutant des édulcorants ou en augmentant le sel pour maintenir le goût. Ce compromis ne profite pas toujours au consommateur, surtout aux plus jeunes.
Les bons réflexes à adopter au rayon sauces
Pas besoin de bannir ces sauces de vos placards. Par contre, quelques gestes simples permettent de faire la différence entre un produit raisonnable et un autre bien moins intéressant sur le plan nutritionnel.
On commence par regarder la liste des ingrédients : la tomate doit figurer en tête, avant le sucre. On compare ensuite la teneur en sel indiquée en g/100 g d’un produit à l’autre. Un écart de quelques dixièmes peut sembler faible, mais il se ressent sur la durée, surtout pour les enfants qui consomment ces sauces régulièrement.
À découvrirRestaurant – addition séparée : voici les 5 règles légales que vous ignorez sur vos droits au moment de payerOn fuit aussi les édulcorants dans la recette et on vise un Nutri-Score C plutôt que D. Ces quelques secondes passées à lire l’étiquette changent réellement la composition du panier. Même la meilleure sauce tomate reste une sauce plaisir, à consommer de façon occasionnelle.
Crédit photo © LePointDuJour

