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Starlink a changé la donne pour les zones mal desservies, mais la partie n’est pas terminée. De nouvelles plateformes stratosphériques et des réseaux d’énergie laser veulent réduire les coûts, la latence et l’empreinte écologique. Le match s’ouvre au-dessus de nos têtes, entre orbite basse et stratosphère.
Au-delà des constellations, la stratosphère s’invite dans l’accès Internet
Le modèle des constellations séduit par sa couverture quasi globale, et Starlink domine aujourd’hui ce terrain. Pourtant, des acteurs misent sur des plateformes stratosphériques stationnaires, à environ 18–20 km d’altitude, pour ramener le réseau plus près des usagers. Ainsi, la latence pourrait baisser et la densité urbaine être mieux gérée. De plus, la maintenance au sol reste plus simple que pour des milliers de satellites.
Ces plateformes promettent une mise en service régionale souple, avec des faisceaux orientables. En revanche, elles dépendent de fenêtres météo, d’autorisations de vol et de spectre. Désormais, l’enjeu consiste à prouver une capacité élevée et une disponibilité continue. Par conséquent, la fiabilité du backhaul optique ou radio sera déterminante.
SpaceX — Starlink. La constellation progresse avec les satellites V2 Mini et une génération V3 en préparation, pour une capacité par satellite en hausse.
« La meilleure connexion est celle qui devient invisible parce qu’elle fonctionne partout, tout le temps. »
Ce que change une « antenne dans le ciel »
Un relais stratosphérique couvre une large zone, sans obstruer l’horizon ni multiplier les stations au sol. Ainsi, les faisceaux dirigés peuvent suivre la demande horaire d’une ville ou d’un couloir routier. Aussi, les opérateurs envisagent une intégration directe avec la 4G/5G, via des interfaces standard. En bref, le smartphone pourrait s’y connecter comme à une antenne terrestre.
À découvrirFonds marins: la Norvège prend une décision historique pour les protéger, la France doit suivrePour les constellations comme Starlink, la réponse passe par plus de capacité et des interconnexions laser. De plus, l’optimisation des terminaux utilisateurs réduit le coût d’entrée. En revanche, la congestion orbitale et la pollution lumineuse nourrissent le débat public. Ainsi, l’acceptabilité sociale deviendra un critère aussi stratégique que le débit.
- Latence potentiellement plus faible depuis la stratosphère
- Capacités en hausse côté satellites et antennes phased-array
- Défis réglementaires: spectre, trajectoires, sécurité
- Coûts d’exploitation vs coûts de lancement en réévaluation
- Empreinte visuelle et environnementale au cœur des choix
Acteurs et technologies à surveiller
La dynamique concurrentielle s’accélère, et Starlink adapte sa feuille de route en conséquence. Ainsi, la bataille se joue sur le coût par gigaoctet livré et sur la continuité de service. De plus, la capacité à cibler des niches — mines, ports, rails — peut faire la différence. En bref, chaque nouveau test grandeur nature déplace le curseur marché.
Sceye — Dirigeable stratosphérique plateforme Internet. L’entreprise annonce une antenne réseau à commande de phase de 3 m × 3 m, conçue pour connecter jusqu’à 500 000 utilisateurs simultanément.
Les retours de terrain seront cruciaux pour valider l’efficacité énergétique et la résilience. Ainsi, la stratosphère pourrait compléter les fibres et les constellations, plutôt que les remplacer. En revanche, la logistique d’assemblage et d’entretien devra rester locale. Désormais, les régulateurs pourraient exiger des garanties de sécurité aérienne renforcées.
World Mobile Stratospheric — Aéronef autonome à hydrogène liquide. L’appareil vise 6 jours de vol continu à 18 km d’altitude pour offrir une couverture stable.
Puissance et liaisons: l’autre révolution silencieuse
Alimenter des charges utiles gourmandes reste un verrou, dans l’air comme en orbite. Ainsi, les transmissions d’énergie sans fil par laser refont surface avec des démonstrateurs plus précis. De plus, l’alignement automatique et les capteurs de sécurité progressent. En revanche, la météo et l’aérosol imposent des marges de design.
Ces briques technologiques intéressent aussi les constellations de type Starlink, pour prolonger la vie des satellites et réduire les masses de batteries. Par conséquent, des relais d’énergie en orbite pourraient soutenir des capteurs, des remorqueurs ou des robots. Aussi, cela ouvrirait des scénarios de maintenance en vol plus propres. En bref, l’écosystème spatial gagnerait en flexibilité.
Ce qui arrive bientôt, et pourquoi cela vous concerne
Starlink continue d’itérer à grande vitesse. Les V2 Mini pèsent environ 575 kg, quand la génération V3 viserait près de 2 000 kg par satellite, avec davantage de puissance et de liaisons plus efficientes. Ainsi, la capacité par cellule devrait augmenter et lisser les congestions locales. De plus, la couverture mobile directe reste une piste stratégique.
Star Catcher Industries — Réseau électrique orbital. Des « fermes solaires » en orbite transmettent l’énergie sans fil à des satellites via des lasers, avec un test de 1,1 kW réalisé au Centre spatial Kennedy.
À découvrirEutelsat propose une alternative française à Starlink dans les avionsIntuitive Machines — Véhicule lunaire. La charge par transmission énergétique laser de Star Catcher est annoncée comme technologie d’appui pour des opérations lunaires robotisées.
Pour les familles, cela signifie un Internet plus fiable, là où la fibre n’arrive pas encore. Ainsi, une concurrence saine devrait stabiliser les prix et améliorer le support. Starlink restera central, mais des plateformes stratosphériques et des réseaux d’énergie laser élargissent désormais le champ des possibles. En bref, la connectivité devient un service multi-couches, conçu pour suivre votre quotidien plutôt que l’inverse.
Crédit photo © LePointDuJour

