Voir le sommaire Ne plus voir le sommaire
À plus de 24 milliards de kilomètres, une sonde file toujours vers l’inconnu. Ainsi, Voyager 1 s’apprête à franchir un cap scientifique, loin de l’influence du vent solaire.
Voyager 1 avance encore : ce que cela change
Partie de la Terre en 1977, la mission a visité les planètes géantes. Puis elle a pris la tangente vers l’espace interstellaire. En 2012, les capteurs ont confirmé le passage de l’héliopause vers 121 UA. Désormais, une sonde poursuit sa route à environ 17 km/s.
Pourtant, la route fut chahutée par des pannes inattendues. Fin 2023, une anomalie a brouillé la télémétrie scientifique. En mai 2024, l’équipe de la NASA a remis les instruments en mode opérationnel. Désormais, une sonde renvoie à nouveau des mesures du milieu interstellaire.
Quels instruments, quelles mesures, et pour quoi faire
Que peut-elle encore mesurer si loin ? Les détecteurs de particules tracent les rayons cosmiques galactiques. Le magnétomètre suit la direction et l’intensité du champ. Ainsi, une sonde écoute aussi les vibrations du plasma grâce aux ondes radio.
« La frontière n’est pas une ligne, c’est une zone mouvante. »
Le signal met désormais plus de 22 heures pour un aller simple. Par conséquent, chaque commande prend presque deux jours pour un aller-retour. De plus, le débit est très faible, car l’antenne doit rester parfaitement pointée. En bref, une sonde parle par chuchotis et patience.
Une frontière au‑delà de la bulle solaire
Au-delà de l’héliopause, le vent solaire perd la main. Cependant, la matière environnante reste ténue et changeante. Les chercheurs scrutent d’éventuelles variations du champ ou de la densité. Ainsi, une sonde cartographie pas à pas le milieu interstellaire local.
- Lancement en 1977 et survol des planètes géantes.
- Passage en espace interstellaire confirmé en 2012.
- Distance actuelle d’environ 160 UA depuis le Soleil.
- Vitesse proche de 17 km/s vers le nord galactique.
- Temps de transmission supérieur à 22 heures pour un aller.
Des ondes de choc interstellaires peuvent aussi traverser la zone. Ensuite, les instruments détecteraient une hausse brève de densité et de champ. Ce type d’épisode affine les modèles de la bulle solaire. Cependant, personne ne peut fixer de date pour la prochaine secousse.
À découvrirJames-Webb révèle un petit point rouge qui bouscule la formation des trous noirs au premier milliard d’années de l’UniversLa trajectoire est figée depuis les assistances gravitationnelles de sa jeunesse. Aussi, les réserves propulsives servent surtout à garder l’antenne sur la Terre. Le guidage est donc minimal, mais précis. En conséquence, une sonde suit une route balistique, stable et très longue.
Défis techniques et temps qui passe
La puissance électrique baisse année après année. Néanmoins, l’équipe priorise les instruments les plus rentables scientifiquement. Par conséquent, certains capteurs s’éteindront d’ici 2030. D’ici là, une sonde devrait encore fournir des données majeures.
En 2023, le système de données a renvoyé des suites incompréhensibles. Ainsi, les ingénieurs de la NASA ont contourné le bug et réécrit des routines. De plus, le redémarrage progressif a permis de tester chaque voie de transmission. À terme, une sonde a retrouvé sa voix scientifique en mai 2024.
Pourquoi cette aventure compte pour nous
Ces relevés aident à comprendre la forme de la bulle magnétique solaire. Aussi, ils calibrent la propagation des particules énergétiques vers la Terre. Cela compte pour la météo de l’espace et pour la sécurité des missions. Grâce à cela, une sonde éclaire nos modèles bien au‑delà de l’orbite planétaire.
Ce voyage parle aussi au grand public. Pourtant, le message gravé sur le disque doré restera sans doute muet. Il rappelle surtout que la curiosité peut porter loin, avec de petits moyens. Ainsi, une sonde témoigne d’un pari collectif de longue durée.
Pour interpréter ces données, les équipes croisent plusieurs sources. Par exemple, les relevés de Voyager 2 servent de référence. Ensuite, des missions proches de la Terre complètent ce tableau. En conséquence, une sonde s’inscrit dans un réseau d’observations cohérent.
À découvrirLe télescope James Webb découvre un trou noir géant 350 millions d’années après le Big BangCrédit photo © LePointDuJour

